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6 Février 1957
Simon Phillips na que douze
ans lorsquil démarre comme batteur dans
lorchestre de jazz Dixieland quanime
son père. Concerts et séances
denregistrement - pour la BBC ou des albums
- saccumulent. Quatre années plus tard, à
la mort de son père, Simon dissout le groupe.
Peu après, en 1973, il auditionne pour la
comédie musicale Jésus-Christ
superstar et sy fait remarquer. Du
coup, les séances de maquettes se multiplient.
Simon les honore toutes et, bouche à oreille
aidant, passe à la vitesse supérieure : celle
des vrais studio, 24 pistes. Agé de
seulement dix-sept ans, il écume Trident, CTI,
EMI, Maison Rouge, Mayfair, IBC, Air Studios...,
au rythme de deux ou trois séances par jour. La
première terminée, son assistant démonte la
batterie pour la remonter dans un autre studio,
en vue de la troisième, tandis que Simon,
quelque part dans Londres, assure la deuxième
avec une seconde batterie !
Mais qui aurait pu aussi bien succéder à Jeff
Porcaro dans Toto qu'a Keith Moon dans les Who ?
Monstrueux technicien à la précision
ahurissante, monument de mise en place, Simon
Phillips est l'un des plus versatiles batteurs de
notre époque. Il suffit de taper au hasard dans
son abondante discographie: Gil Evans, 801, Mick
Jagger, Véronique Sanson, Jeff Beck, Mike
Oldfield, France Gall, Jack Bruce, Whitesnake,
Stanley Clarke, Judas Priest, Michael Schenker,
entre autres. C'est ce qu'on peut appeler une
carrière. Mais il est loin d'avoir tout dit.
Perfectionniste maladif, qui va jusqu'à
vérifier son installation avec un niveau d'eau,
Simon est un spécialiste du sans-faute, autant
dans le son que dans le jeu. Il peut tout se
permettre, ça sonne monstrueux et il ne loupe
jamais rien. Son exigence et sa rigueur lui ont
valu à tort une mauvaise réputation. Dès qu'il
a affaire à des gens aimables et compétents,
Simon est l'homme le plus délicieux qui soit.
Outre la musique, il a une passion pour la course
automobile qu'il pratique dès qu'il en a le
loisir. Son autre passion est son propre groupe,
avec lequel il produit un jazz-rock virtuose de
bonne facture. Il est maintenant membre à part
entière de Toto
Source: Batteur Magazine
N°114
Out of the Blue - 1999
Parallèlement à sa carrière au
sein de Toto, Simon Phillips, excellent "requin
de studio", a commencé une carrière solo
avec brio.
Après deux premiers albums enregistrés en
studio (Symbiosis et Another Lifetime), cet
époustouflant rythmicien nous gratifie d'une
sorte de best of en version live.
Il s'agit d'un enregistrement effectué lors de
la dernière tournée européenne du groupe,
début 1998 en Allemagne, Suisse et Italie.
Cet album nous permet de réécouter quelques uns
de ses meilleurs titres dans des versions lives
assez proches de leur version originale. Le
batteur est énergiquement entouré de Andy
Timmons, Jeff Babko, Wendell Brooks et Jerry
Watts Jr à la basse, tous de remarquables
techniciens.
Son matériel:
Pour l'enregistrement de
Mindfields, Simon a utilisé son Kit habituel
avec deux grosse caisse de 24" et ses deux
nouvelles caisses claires Signature, la Pageant,
en érable, de 12" x 5", et la
Gladiator, en bronze, de 14" x 5 1/2",
accordées différemment selon les titres "de
1976 a 1977, je n'ai utilisé que des caisses
claires Tama en bois, principalement des modèles
de 6 1/2", explique t'il. Un jour, la
compagnie m'a fait essayer un prototype d'une
caisse en bronze et j'ai véritablement craqué"
Sur le disque, Simon a également joué d'un
petit kit avec une caisse de 10", un tom de
12" et une grosse caisse de 18" (sur No
Love et le loop de Melanie). Sur d'autre morceaux,
Simon a remplacé ses grosses caisses par un
modèle standard de 22". "j'ai eu
parfois recours à un accordage différent de
certains éléments du kit. Notamment pour le
titre Mysterious Ways où le groove de base est
axé sur un tom que j'utilise comme une cymbale
ride. Mon kit principal est resté le même et
les micros aussi la plupart du temps. J'avais
travaillé de cette façon sur mon album Another
Lifetime" Pour cette tournée, Simon utilise
toujours sa batterie Tama Starclassic, mais de
couleur verte, et il a opté pour des toms plus
courts qui dominent ses deux grosses caisses de
24". Il possède toujours quatre Octobans,
un Gong Drum, et désormais ses deux caisses
claires Signature. Ses cymbales sont des Zildjian.
Source: Batteur Magazine
N°127
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