| La lumière séteint...enfin !
Cest que ca fait déjà une demi-heure
quils nous font poireauter, les sadiques...
ca y est, on distingue des ombres se profiler sur
la scène, une immense clameur retentit dans le
Zénith. Et soudain la salle éclate de tous ses
feux, tous les projecteurs braqués sur Toto dans
un tonnerre de cris et dapplaudissements.
Cest lintro. Plus besoin de
présenter les membres du groupe, on reconnaît
déjà le coup de médiator de Steve Lukather à
10 kms tandis que Simon Phillips se déchaîne
déjà sur sa Tama, admirablement secondé par
David Paich et Pocaro. Surprise, Bobby Kinball
est de retour ! Limage de la pochette du
nouvel album Mindfields apparaît progressivement
sur un énorme écran disposé en arrière-scène.
le concert peut maintenant commencer... Tout
dabord, ladrénaline est assez vite
montée pour arriver à son paroxysme moins de
dix minutes après le début du concert. Pas de
doute, Steve Lukather sait comment chauffer une
salle. Ce dernier na pas arrêté
darpenter la scène en long et en large et
jouant non seulement de sa gratte mais aussi en
samusant avec ; le binôme Lukather/Kinball
est incomparable, ce sont de loin les plus actifs
de la scène. A leur droite, David Paich était
à son poste de Dieu-Pianiste, affublé dun
bonnet Toto et dune paire de lunettes
noires. Derrière Lukather et Kinball et un peu
en retrait se tenait Pocaro dans toute sa classe
: sobre, le dos légèrement courbé dans sa
position de bassiste et le sourire en coin, il ne
lui manquait plus quune clope au bec. Cela
na pourtant pas empêché ce dernier de
faire la démonstration à tous les bassistes de
la salle quils pouvaient rentrer chez eux
la queue basse : personne négale Pocaro à
la basse. Au milieu de la scène, juste derrière
Pocaro, Simon Philips. Mon dieu, et dire que ce
mec était déjà mon idole AVANT daller au
concert... ! Pourtant batteur depuis 10 années,
je suis resté bouche-bée devant une telle
maîtrise. Son indépendance est parfaite et son
tempo tient tête à nimporte quel
métronome. Durant son solo de 5 minutes vers le
milieu du concert, jai cru défaillir :
vous avez affaire au genre de mec qui est capable
de prendre une serviette à deux mains en plein
solo pour sessuyer le visage tout en
continuant à jouer avec la seule aide de ses
deux pieds sans perturber pour autant la
continuation de son incroyable solo. Steve
Lukather a bien raison : " Nobody plays
drums like Simon ". Bref, le groupe au grand
complet plus deux choristes dont lun jouait
de la gratte rythmique et se défendait
royalement bien, dailleurs.
Coté zique, on a été bien servit. La
sélection est assez bien faite et pour ma part
je nai aucun reproche à faire sur ce plan.
La voix de Kinball était un peu froide au
départ mais sest vite réchauffée 4 ou 5
chansons après le début. Steve Lukather reste
à mon avis toujours meilleur chanteur, surtout
dans les slows.
Coté instruments, chaque musicien à eu droit
à son solo, seul sur la scène (sauf Pocaro). Il
est inutile de décrire la dextérité dont font
preuve tous les instrumentistes. David Paich
donne une leçon de piano, Steve Lukather fait
savoir à tous les guitaristes présents
quils peuvent aller se pendre avec leur
cordes de gratte, Pocaro a de même fait savoir
à tous les bassistes quils pouvaient
rentrer chez eux pour jeter leur basse à la
poubelle. Quant à Simon Philips, les mots sont
inutiles, sa maîtrise est indicible : en tant
que batteur jétait mystifié dans tous les
sens du terme, mais aussi un peu dégoûté
davoir limpression dêtre une
grosse merde.
Voilà, sinon coté anecdotes marrantes du
concert, ce blagueur de Lukather a fait 15
secondes de solo de batterie (dailleurs,
cétait pas mal du tout !) et nous a fait
partager sa bouteille de flotte en rotant au nez
de 10 000 personnes. Sinon, le groupe est parti
sur une impro délirante de la Panthère Rose
lancée par Paich.
Ca y est, cest déjà la fin. Le concert
est vraiment passé trop vite. On en ressort
néanmoins changé : toutes les musiques
paraissent insipides après cela. Une chose est
sûre, il va me falloir une autre dose de Toto en
live. Ce qui mamène à une incontournable
conclusion : jy retourne !
Simon Strauss à Caen le 20/03/99 au Zénith.
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